Farida Rahmani né
e à Alger, diplômée des Beaux-Arts et des Arts-Décoratifs de Paris, est plasticienne, styliste et coloriste, elle enseigne dans une Ecole préparatoire aux Beaux-Arts à Paris.
Elle a d'autres projets dans ses cartons et nous réserve de nouvelles et agréables surprises mais, ..... chuuut.
LA CASBAH d' ALGER
A ceux qui se trompent d'adresse...
Le site "Sauvons la Casbah d'Alger" rassemble des personnes de toutes origines motivées par la sauvegarde de l'un des plus beaux sites de la méditerranée. Le but de cette initiative n'est pas de chercher les responsables de cette situation mais de sensibiliser le maximum de personnes sur l'urgence d'entreprendre une restauration qui permettra de sauver ce qui reste.Il est donc inutile d'insérer des commentaires qui n'ont rien à voir avec le sujet et d'essayer de déclencher des "chicayas" qui n'apporteraient rien de constructif. A ceux qui abusent de nos colonnes pour essayer de polémiquer sur des sujets autres, nous conseillons qu'ils se dirigent sur d'autres sites où des extrémistes de tous bords se feront un plaisir d'engager un combat épistolaire d'une autre époque.
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Merci à Farah Lekehal de nous avoir envoyé cette magnifique chanson sur notre belle ville d'Alger.
Amis de la Casbah
En raison de l'organisation de la semaine de l'Algérie, le site de la sauvegarde d la Casbah baisse en intensité...

Si les autorités Algériennes, en l'occurence le premier Algérien, ne réagit pas dans les plus bref délais, nous pouvons être certains que nos enfants hériteront que de quelques ruelles mal restaurées qui rappelleront un souvenir déjà lointain de ce que fut cette merveilleuse citadelle détruite par la bêtise des hommes en moins d'un siècle.
L'architecte enfant du pays Paul Guion
Moulay Belhamissi (Historien spécialiste du Maghreb et de la Méditerranée)
« Le bon historien n’est d’aucun temps, ni d’aucun pays : quoiqu’il aime sa patrie, il ne la flatte jamais en rien. » Fénélon
L’historien, les corsaires et la mer
Professeur et historien
Hadj Moulay Belhamissi est né le 17 janvier 1930 à Mazouna dans une famille modeste. Il est diplômé des médersas de Tlemcen (1952) et d’Alger (1954). Licencié ès lettres (1958 diplômé d’études supérieures à Aix-en-Provence (1963) doctorat 3e cycle en 1972 et docteur d’Etat à Bordeaux (1986) avec mention très honorable. Il a obtenu le CAPES des lycées à Paris en 1958 et l’agrégation d’arabe en 1966 à Paris où il a été major de promotion. Dans l’enseignement de 1955 à 1965. Dans le supérieur de 1966 à 2001. Maître assistant de 1966 à 1969. Chargé de cours de 1969 à 1986. Maître de conférences de 1986 à 1988. Professeur de 1999 à 2000. Membre d’honneur de l’institut Attaturc (Ankara) en 1986. Vice-président de l’Association internationale des historiens de la Méditerranée. Parmi ses publications, L’Algérie vue par les voyageurs marocains à l’époque ottomane (1979). Histoire de Mazouna des origines à nos jours (1981). Histoire de Mostaganem des origines à nos jours (1982). Alger par ses eaux (1994). Les Arabes et la mer dans l’histoire et la littérature (2003). Histoire de la marine algérienne 1516-1830. Captifs algériens en Europe chrétienne (1988). Alger, la ville aux mille canons (1990). La bataille de Zallaga (Andalousie) en 1086 et ses conséquences (1980) et d’autres ouvrages tout aussi intéressants les uns que les autres, ainsi que des contributions dans divers journaux
Enseigner et écrire sont devenus ses deux credos, alors il s’intéressera à l’époque ottomane qui l’avait emballé et qui, à ses yeux, a été largement travestie par les historiens occidentaux. « Il fallait résoudre 3 ou 4 problèmes avant d’écrire une histoire dépassionnée. » Les historiens français, par exemple, avaient fait une sélection documentaire partisane, manifestement orientée qui a fait endosser aux Turcs tout ce qui n’allait pas en Algérie. A titre indicatif, la marine, pour eux, était une malédiction. De leur point de vue, la marine n’était là que pour spolier les butins des Occidentaux. Quand on réunit toute cette production européenne de l’Algérie du XVIe - XVIIe S., qu’est-ce qu’on constate ? Que l’histoire de l’Algérie était en fait assimilée à celle de la piraterie que les captifs européens subissaient l’enfer à Alger, alors qu’il n’y avait aucune trace des captifs algériens retenus en Europe. « Par conséquent, il fallait revoir toute cette vision tronquée et fausse de l’histoire, en allant consulter les milliers d’archives à la Chambre de commerce de Marseille et au Quai d’Orsay. Comme l’historien est insatiable, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour faire le tour du Bassin méditerranéen, en commençant par Malte, qui a toujours été, sur le plan maritime, l’adversaire des Algériens. Puis ce fut au tour de l’Espagne, de la France… L’article intitulé « Le raid algérien sur l’Islande en 1627 » que j’ai publié a eu un large écho et un intérêt insoupçonné. Comment des Algériens sont-ils partis sur des bateaux en bois au péril de leur vie, malgré les dangers de la mer du Nord. Finalement, c’était une expédition heureuse, car les marins ont mis la main sur une riche butin dont un butin humain de 400 femmes qui ont épousé des dignitaires dont le roi du Maroc. Une seule est retournée dans son pays, rachetée par le roi du Danemark. Jusqu’à nos jours, tous les ans, il y a une fête commémorant cet événement à Reykavik. C’est dire que le souvenir du raid est resté vivace », commente M. Moulay.
El Hadj Belhamissi fait savoir qu’il a mis 10 ans pour achever sa thèse, soutenue à Bordeaux en 1985. Pourquoi 10 ans ? « J’ai voulu donner du poids au sujet, car je n’ai jamais été friand de sujets cuisinés, préparés ou traités par d’autres. J’ai toujours travaillé sur des archives vierges. C’est pourquoi mes travaux sur la marine consistaient à corriger les erreurs voulues par les historiens européens, à savoir que les corsaires n’étaient pas des brigands mais des soldats qui agissaient sous les ordres de l’Etat. De plus, les combats en mer n’étaient pas une spécialité algérienne mais un phénomène général qui remonte à l’Antiquité. S’il n’y avait pas de combats inter-musulmans, les Européens ne s’empêchaient pas de livrer bataille entre eux. Enfin, un motif de fierté, je suis le seul à avoir évoqué les captifs musulmans en Europe que les deys ont toujours défendus avec le souci constant de les libérer. C’était une question d’honneur et de dignité. »
L’écriture de l’histoire contemporaine s’annonce ardue, sans des référents objectifs. La lutte de libération, par exemple, est escamotée. « C’est un gros morceau qui ne fera jamais l’unanimité », tient à souligner l’historien qui dénonce également l’attitude négative des gouvernants. Le fait que nous allons vous livrer relève plus de l’anecdote que de l’histoire.
extraits d'un article paru dans ElWattan
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=64891
KADDOUR M'HAMSADJI
Sultân Djezâïr
Kaddour M’hamsadji revient, après La Jeunesse de l’Emir Abd El Kader (OPU 2004) pour présenter l’étude de Jean Deny sur les chansons des janissaires turcs d’Alger (fin du XIIIe siècle). Professeur de langue turque à l’Ecole des langues orientales de Paris en 1920, Jean Deny nous offre la possibilité de connaître une autre facette de notre culture, peu connue ou rarement connue du large public.
Sultan Djezaïr suivi de Chanson des janissaires turcs d’Alger est un voyage à travers le temps afin de se réconcilier avec un passé dont on ignore beaucoup de choses.Présenté en trois parties, l’introduction du livre est une virée dans les origines historiques des janissaires d’Alger, soldats de l’empire ottoman.
«Leurs origines sont entourées de mythes plus ou moins macabres, leur personne systématiquement dénigrée !… Les janissaires sont perçus, légende après légende, comme un ramassis de»sauvages”, de «pouilleux», d’«incultes», sont qualifiés de «renégats»…
L’armée de la Régence d’Alger, en 1621, compte en son sein environ 15 000 janissaires recrutés d’office par contingents renouvelés dans les provinces ottomanes», écrit M’hamsadji, qui fera par la suite une halte sur le rôle de ces hommes dans l’extension de l’empire ottoman et ses rapports de force en Méditerranée.
Le deuxième volet du livre est consacré à des éléments biographiques de Jean Deny. Sous l’intitulé «Jean Deny (1879-1963), rénovateur de la linguistique turque», Kaddour M’hamsadji met la lumière sur le linguistique et son œuvre.
Né à Kiev, le 24 juillet 1879, Jean Deny se familiarise avec le français, le polonais, l’ukrainien et le russe dès son jeune âge. Il se spécialisera après le baccalauréat dans les langues orientales (l’arabe classique, l’arabe dialectal, le persan, le turc et le russe). Auteur de L’osmanli moderne et le turk de Turquie (1959), Principes de grammaire turque (1955) et Grammaire de la langue turque (dialecte osmanli) (1921), ses ouvrages constituent le fonds des bibliothèques de Paris III Sorbonne nouvelle.
Le troisième volet est consacré à la traduction des chansons des janissaires qu’on retrouve à la fin du livre en langue arabe. Des textes qui rappellent beaucoup de faits historiques du XIIIe siècle.
Mon Algérie
Jean-Claude Brialy
EMOUVANTE PROMENADE D'UN ENFANT DE L'ALGERIE DES ANNEES 40 A CELLE D'AUJOURD'HUI...
"Les politiciens, les hommes d'affaires, les hommes d'argent ont préféré sacrifier les Français qui habitaient là et qui avaient toute leur famille, tout leur passé. Cela est profondément injuste. Les Français qui vivaient autour de nous à Aumale, à Blida ou a Bône n'étaient pas des colonialistes, je tiens à le dire. C'étaient des gens "normaux" auxquels on aurait dû tendre la main"
Jean-Claude Brialy dans "Mon Algérie,
Pour tous les amoureux de l’Algérie JCB nous invite à une formidable promenade sur les traces de son enfance, à travers 200 photos et des documents d’époque inédits, retrouvez toutes les beautés de l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui.
ONAT
Office National Algérien du Tourisme
Entreprise Nationale Algérienne du Tourisme
126 bis Rue Didouche Mourad
Alger
Tél. : +213 21 74 44 48
Fax : +213 21 74 32 14
http://www.onat-dz.com/Default.htm
Cliquer pour aller sur le site.
Météo sur Alger
Quel temps fait il sur la Casbah ?
Un artiste s'engage à nos côtés...
moussa lebkiri
Je suis comme vous sensible à l'histoire et a ce qu'elle véhicule.
La casbah haut lieu de symbole et de culture populaire ne doit dépérir.
Alger sans la Casbah n'est plus Alger, mais alors en tant qu'artiste ( je
vous convie à me découvrir, je suis un conteur...) Oui que puis je faire ?
donner de notre art, une représentation, une signature
etc....
C'est ce dont je vous propose...
Bien cordialement
Moussa Lebkiri, conteur et auteur
http://www.lebkiri.com
KIF KIF PIMENT COMME IL RESPIRE...
Un spectacle pour toute la famille
Moussa raconte sa vie, son enfance en kabylie sur la poésie des figuiers ou il à la portéée des yeux et des mains il mangeait les étoiles. puis c'est le départ pour la france, découverte d'un Paris mythique et surtout la RENCONTRE, d'avec son père Baba Bouzid. Moussaarrivant à l'âge de 9 ans n e sait ni lire, ni écrire, il va tout apprendre, il aime la langue francaise et va même rencontrer Monsieur Bled en personne, le héros de la grammaire... le petit berger qu'est Moussa deviendra un petit titi kabyle dans les rue d'un Paris insolite vue à travers ses yeux d'enfant naïf... pas si naïf que celà...
BELKACEM BABACI
Un Casbadji de notre époque
Info Soir 12 janvier 2006
Il raconte Alger pour qu’on ne l’oublie pas
Enfant de la Casbah et passionné du Vieil-Alger auxquels il consacre, à la radio El-Bahdja, chroniques et récits, Belkacem Babaci, qui dirigeait la délégation pour la sauvegarde de La Casbah du temps du gouvernorat d’Alger, refuse l’épithète d’historien et préfère modestement le terme de guide du Vieil-Alger, car il aime raconter, par écrit ou sur les ondes de la radio, d’une manière attrayante, en mêlant les faits historiques à des événements quelque peu légendaires. Ainsi, il se consacre à l’écriture de l’histoire d’Alger, ville qui tend à perdre, d’année en année, des pans de sa mémoire, à s’oublier et à se travestir.
Belkacem Babaci, évoluant dans un milieu casbadji, aime notamment raconter sa ville du temps de la Régence. Il aime relater, en bon conteur qu’il est, les épopées des corsaires algérois renommés ou encore ses rois qui ont fait de son histoire l’une des plus légendaires.
Lorsque Belkacem Babaci rapporte un fait ou décrit un personnage, il nous plonge, corps et âme, dans le récit qu’il partage avec nous. Il nous fait vivre l’événement tout en couleur et en action. Son émission, Tahwissa fi etarikh (balade à travers l’histoire), passe le matin, à raison de deux diffusions : l’une à 6h 30 et l’autre à 7h 30.
Belkacem Babaci voue une préférence particulière à Raïs Hamidou parce qu’il est l’un des corsaires qui ont marqué l’histoire d’Alger, avec Kheïreddine et Salah Eddine Babaâroudj, les frères Barberousse. Raïs Hamidou était le chef de la taïfa (corporation) des raïs de la Régence d’Alger. Il était le seul chef marin à ne pas être Turc, mais autochtone. Né en 1773 dans une famille moyenne, dont le père était tailleur, raïs Hamidou nourrissait, très jeune, l’ambition de devenir raïs avec sous son commandement une flottille sillonnant la mer, y faisant retentir son nom et y imposant son autorité. C’est à l’âge de 16 ans que raïs Hamidou répond à l’appel de la mer : il commence simple matelot, puis finit, en gravissant les échelons, par devenir un raïs dont le nom est craint et respecté par tous.
Mais il doit sa réputation et sa renommée à son fameux exploit réalisé en 1802 lorsqu’il a pris possession du vaisseau «La Portugaise» ; depuis, raïs Hamidou prend la tête du commandement d’une flotte importante. Il devient le maître, le seigneur de la Méditerranée.
Raïs Hamidou, le chef de la taïfa des raïs de la Régence d’Alger, un conte écrit par Belkacem Babaci, raconte ce fameux et légendaire personnage.
Yacine Idjer
KHEIR ED DINE
L'Alain Decaux Algérien
Belkacem Babaci
Revue de presse algérienne
La fabuleuse histoire de Raïs Hamidou
(Conte) - Éditions Astronet, Alger, 2006
La Nouvelle République 17 juillet 2006
Autour d’une figure légendaire
Depuis plus de deux années, Belkacem Babaci nous a habitué à des rendez-vous quotidiens sur les ondes de radio Bahdja, rendez-vous durant lesquels il nous conte l’histoire des Beni Mezghenna et l’épopée fabuleuse des raïs de la Régence.
Aujourd’hui, ce conteur fantastique a décidé d’élargir son auditoire, en publiant chez Astronet La fabuleuse histoire de Raïs Hamidou, un conte de 50 pages, à travers la lecture de laquelle on retrouve toute la magie de cette riche période de l’histoire d’ Algérie. Après avoir investi les ondes de la radio pour conter les légendes et l’histoire d’Alger, Belkacem Babaci élargit son audience en publiant La fabuleuse histoire de Raïs Hamidou (Editions Astronet), l’un des plus célèbres corsaires des côtes algériennes.
Près de 50 pages content l’histoire de Mohamed Ben Ali, que ses parents appelaient affectueusement Hamidou. Mohamed ben Ali a vu le jour en mai 1773.Fils d’un tailleur, réputé dans toute la Casbah pour ses mains d’or, le jeune enfant était destiné à suivre la vocation de son géniteur. Mais c’était compter sans les ambitions très tôt affichées par ce garçon hardi qui déclara un jour : «Moi, je serai un grand Raïs!». Très suspicieux, son père lui dira que, n’étant pas turc, il pouvait tout au moins espérer devenir marin mais jamais raïs. Néanmoins, il lui donnera sa bénédiction.
Dès l’âge de dix ans, il abandonne le métier de tailleur, pour s’engager sur le navire du raïs Chalabi. Volontaire, intelligent et surtout courageux, le mousse s’impose très vite dans ce milieu sévère et dur. De mousse, il devient matelot, Sandal raïs puis raïs El-Assa, raïs Trik et enfin raïs el-Bahr. Il n’a que 25 ans. Alors qu’il se trouvait à Oran, Hamidou est rappelé par le dey Hassan à Alger afin de lui confier le commandement d’un chébec.
Malheureusement, le navire se brise, peu après, contre un récif, manquant de ruiner ses projets futurs. Pourtant, grâce à son génie et sa perspicacité, il parviendra à revenir au port avec son chébec mais en amenant aussi un vaisseau de guerre portugais de 44 canons, calmant ainsi l’ire du dey. Ce dernier lui confiera alors la direction de la flotte algérienne, et la suite de ses assauts en mer ne sera que succès.
Amoureux fou de la mer, c’est en son sein qu’il trouve la mort, le 17 juin 1815, à la suite d’une attaque manquée contre un imposant bateau de guerre appartenant au prince du Brésil, l’un des 200 voiliers dont il s’était emparé durant sa carrière. Sa disparition prématurée jette l’émoi au sein de la population et c’est le dey Omar Pacha, en personne, qui dirige la prière de l’absent, tout en décrétant trois jours de deuil.
Né à Sabat El-Hout (ex rue des Lotophages), au Palais des raïs, Belkacem Babaci se consacre depuis de très nombreuses années à la recherche sur l’histoire d’ Algérie, notamment durant la période turque. Cet ouvrage écrit avec une plume romancée et généreusement illustré par Nour Eddine Hiahemzizou a le mérite de réconcilier le lecteur –jeune ou adulte- avec l’histoire de l’Algérie, en espérant que cette première publication soit suivied’autres.
H. A.
En médaillon Monsieur Babaci






