A ceux qui se trompent d'adresse...
Le site "Sauvons la Casbah d'Alger" rassemble des personnes de toutes origines motivées par la sauvegarde de l'un des plus beaux sites de la méditerranée. Le but de cette initiative n'est pas de chercher les responsables de cette situation mais de sensibiliser le maximum de personnes sur l'urgence d'entreprendre une restauration qui permettra de sauver ce qui reste.Il est donc inutile d'insérer des commentaires qui n'ont rien à voir avec le sujet et d'essayer de déclencher des "chicayas" qui n'apporteraient rien de constructif. A ceux qui abusent de nos colonnes pour essayer de polémiquer sur des sujets autres, nous conseillons qu'ils se dirigent sur d'autres sites où des extrémistes de tous bords se feront un plaisir d'engager un combat épistolaire d'une autre époque.
ONAT
OFFICE NATIONAL ALGERIEN DU TOURISME
Tribune
- Belkheria Mohammed : archéologue : cé domage pour l'Algerie
- el kabache :
- Anonyme :
- nassim : depuis 3 siecle, je suis un habitant d'alger mes parent dise qu'on ai chorfa et j'ai des arbre genialogique qui prove ce que je et je n'ai jamais donner d'inportance mais on voyant votre site j'ai l'inpression qu'on as quelque chose de commun j'ai des manuscrit qui date depuis 1760 j'ai meme la temoinage de votre encetre belkadi dans mon arbre genialogique ainsi que chrif el zahar naquib achraf madinate el djazair stp enriate moi voici mon email nkotabli@yahho .fr
- nassim : aider moi retrouver qu'elle que chose pour m'onrianter stp
- IxKSrivXe :
- alimahdi : j"ai a ma possession arbre genialogique pour traduction dans un rendez vous amicalement
- alimahdi : j"ai a ma possession arbre genialogique pour traduction dansje demande un rendez vous amicalement
- labidi m :
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- Bapceres
- Dimanche 03/02/2008
- 23:24
- Lu 345 fois

http://www.flickr.com/photos/jacques-godeau/page11/
Des photos étonnantes de Jacques Godeau. Merci à Patrick de nous avoir fait part de ces magnifiques documents.
Un gage d'amitié
- Bapceres
- Dimanche 18/11/2007
- 12:00
- Lu 307 fois

Donnons des idées à nos présidents !
Un geste qui serait d'ailleurs très apprécié de l'autre côté de la méditerannée où de nombreux historiens et amateurs du vieil Alger l'attendent avec impatience.
Baba Marzoug aurait une autre allure sur une grande place ou un grand rond point de la capitale que dans cette ville oubliée de Bretagne...et si cette place ou ce rond point portait le nom d'Albert Camus par exemple, le tour serait joué et nos deux présidents en sortiraient grandis.
C'était comme ça, mine de rien, une idée juste en passant....
Une pièce d’artillerie datant du XVIe siècle
" Baba Marzoug "
On peut être pour ou contre sa restitution. Cette pièce d'artillerie fait partie d'un patrimoine commun qui a aussi bien sa place à l'arsenal de Brest que sur une grande place de la capitale Algérienne. Il est vrai que de ce côté sud de la méditerranée, ce magnifique trésor en bronze retrouverait sa véritable place. Napoléon avait pris la fameuse statue d'Apollon qui se trouvait sur la porte de Brandebourg à Berlin, elle fut restituée à l'Allemagne ultérieurement. L'art et la culture étant universelle, nous ne pourrons que nous réjouir de voir "Baba Marzoug" retourner au pays et sceller un peu plus les liens d'amitié entre les deux peuples. Ceci étant un point de vue très personnel, nous ouvrons nos colonnes à ceux qui pourraient penser le contraire. H.B
Tout au long du moyen âge, les Barbaresques sont les maîtres incontestés de la Méditerranée occidentale, les royaumes chrétiens devant faire face à de nombreux actes de piraterie le long de leurs côtes. En 1509, le rapport de force commence à s’inverser. Le roi Ferdinand d’Aragon fait occuper Oran puis Alger (Al-Djazaïr). Les autorités arabes se voient contraintes de signer un traité dans lequel elles renoncent aux actes de piraterie et reconnaissent l’autonomie d’Alger.
En 1529, le célèbre corsaire turc Aroudj, plus célèbre sous le nom de Barberousse, parvient à déloger les Espagnols avant de prendre le pouvoir comme souverain d’Alger. Sous son impulsion et celle de ses successeurs, la ville se fortifie considérablement. Elle devient la capitale des corsaires turcs et province extrême orientale de l’Empire Ottoman. Pour fêter la fin des travaux de fortification de la ville en 1542, le pacha Hassan fait fabriquer un énorme canon par un fondeur vénitien.
Longue de 7 mètres et d’une portée exceptionnelle de 4 872 mètres, la pièce d’artillerie est baptisée “Baba Marzoug” (Père Fortuné).
Dirigée vers la pointe Pescade, servie par quatre artilleurs, elle interdit à tout navire ennemi l’accès à la rade d’Alger. La piraterie bat à nouveau son plein.
En 1682, les Barbaresques capturent une frégate de la marine royale française et réduisent, comme à leur habitude, l’équipage en esclavage.
Louis XIV s’en offusque et réagit en envoyant l’amiral Abraham Duquesne à la tête d’une expédition punitive. Près d’une centaine de navires équipés de bombes incendiaires bombardent la Ville Blanche. La puissance de feu française fait plier le dey Baba Hassan qui capitule. Le révérend père Le Vacher, consul du roi à Alger depuis 1671, se charge des négociations.
Tous les captifs chrétiens sont relâchés. Cependant, un certain Mezzo Morto, riche négociant de la ville,
fomente une révolte. Le dey est assassiné, Duquesne reprend les bombardements. En représailles, le nouveau maître d’Alger inaugure une méthode restée célèbre. Le consul, accusé de traîtrise, est placé devant la bouche à feu de l’énorme Baba Merzoug avant que les artilleurs ne fassent feu en direction du vaisseau amiral ! Depuis ce jour, la marine française a surnommé ce canon la “Consulaire” en mémoire du diplomate martyr. L’armada de Duquesne rentre en France sans avoir soumis Alger. L’amiral d’Estrée tentera à son tour de soumettre a ville en 1688, en vain.
Un siècle et demi plus tard, les puissances occidentales possèdent désormais un armement bien supérieur
aux Barbaresques. Le roi de France Charles X va profiter de la célèbre “affaire de l’éventail” pour amorcer la conquête de l’Algérie et tenter ainsi de redorer un blason quelque peu terni.
En 1827, on rapporte que le dey d’Alger, Hussein Pacha, souffleta le consul de France avec son chasse-mouches lors d’une discussion animée à propos d’une quelconque dette entre commerçants.
Pour laver l’affront, Charles X décide de monter une expédition militaire de grande envergure.
Bien sûr, le roi possède des arrières-vues coloniales et rêve de faire main basse sur l’or accumulé dans
la Casbah.
En mai 1830, une flotte hétéroclite de 675 navires transportant un corps expéditionnaire de 37 000 hommes débarque au large d’Alger, à Sidi-Ferruch, hors de portée des batteries du port et de la Consulaire. Le 5 juillet, la citadelle tombe
Polémique autour d’un monument brestois fiché sur les quais de l’Arsenal
Une pièce d’artillerie datant du XVIe siècle figure parmi les objets saisis par l’armée française lors de la conquête d’Alger en 1830. Érigée voici un siècle et demi sur les bords de la Penfeld, la Consulaire est aujourd’hui le sujet d’une controverse quant à sa restitution à l’État Algérien. Son histoire haute en couleurs mérite d’être redécouverte.
En 1833, l’amiral en chef Victor-Guy Duperré, originaire de Brest, fait transférer le canon dans sa ville natale. Il est érigé face au Magasin Général quai Tourville en “colonne votive” sur un socle en granit de l’Aber-Ildut flanqué de bas-reliefs du sculpteur Seur.
Des gravures enbronze commémorent l’événement. Sur l’une d’elles on peut lire “l’Afrique délivrée, vivifiée, éclairée par les bienfaits de la France et de la civilisation”.
Au sommet du canon, un coq pose une patte sur un boulet, symbolisant la France dominant le monde!
Dès 1912, une pétition d’anciens de l’armée d’Afrique réclamait le retour du canon à Alger, sans succès.
Aujourd’hui, c’est par l’intermédiaire d’un homme d’affaire breton, Domingo Friand, qu’une campagne
en faveur du retour du canon algérois conservé à Brest a été initiée.
Ce dernier souhaite que le canon soit transféré à Alger le plus tôt possible dans le cadre de la signature
d’un traité d’amitié entre nos deux pays.
Le dossier a été transmis au ministre de la Défense Michèle Alliot- Marie qui a opposé un refus poli mais ferme, estimant que “le personnel de la marine manifestait un attachement particulier à ce monument qui commémore la participation des marins à un épisode glorieux de l’histoire de nos armées.”
La diplomatie est souvent capricieuse mais il semblerait bien que “Baba Merzoug” passe encore quelque temps à nos côtés.
Olivier Polard
A LIRE
http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-15653.html
- Bapceres
- Lundi 15/10/2007
- 09:18
- Lu 315 fois

le format envoyé ne correspond pas
- Bapceres
- Lundi 24/09/2007
- 06:01
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Qui est qui ? Mettez un nom sur chaque visage.
- Bapceres
- Lundi 24/09/2007
- 05:55
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Ecole de la rue du Divan.1946/1947
 Ecole de la rue du Soudan.1951:1952

- Bapceres
- Mardi 04/09/2007
- 18:00
- Lu 358 fois

Farida Rahmani né e à Alger, diplômée des Beaux-Arts et des Arts-Décoratifs de Paris, est plasticienne, styliste et coloriste, elle enseigne dans une Ecole préparatoire aux Beaux-Arts à Paris. Elle a d'autres projets dans ses cartons et nous réserve de nouvelles et agréables surprises mais, ..... chuuut.
LA CASBAH d' ALGER
A lire....
- Bapceres
- Lundi 06/08/2007
- 06:40
- Lu 492 fois

Corinne Chevallier. Historienne, fille de Jacques Chevallier, ancien maire d’Alger
Algérienne, profondément algérienne...
Son père, Jacques Chevallier, maire libéral d’Alger dans les années de
feu, était viscéralement attaché à cette terre d’Algérie, au point où
il y vécut après l’indépendance et où il repose aux côtés des siens,
selon ses vœux. Jacques est décédé en 1971
des suites d’une longue maladie. C’est dans l’avion privé de
Chaban-Delmas, alors Premier ministre français, que sa dépouille a été
rapatriée. Avec son regard clair, son sourire désarmant et ses silences
parlants, Corinne est plus que la fille de son père auquel, au
demeurant, elle voue une immense admiration. Historienne, romancière et
profondément algérienne, elle avoue qu’elle ne peut vivre ailleurs
qu’ici. Dans sa demeure au style mauresque sur les hauteurs d’Alger, on
hume déjà un parfum d’histoire. On y décèle aussi l’empreinte du
célèbre architecte Pouillon, qui en a tracé les contours et qui a
souvent fréquenté ces lieux en sa qualité d’ami de la famille. Avec une
infatigable passion, elle s’est mise à écrire il y a trois décennies.
On voit bien que derrière une apparence réservée, Corinne cache un
personnage opiniâtre qui, quoi qu’on dise, est en train de se faire un
prénom ! Née le 5 juillet 1935, ici même, elle y a toujours vécu.
« J’ai la chance de vivre à l’endroit même où je suis née »,
confie-t-elle en précisant que sa famille vit depuis des siècles à
Alger et ses ancêtres reposent au cimetière Bru. Six générations se
sont ainsi succédé. De son enfance, elle ne garde que quelques
souvenirs épars. « Je me rappelle vaguement du débarquement des
Américains qui ont largué leurs bombes sur Alger en 1942. Mon père,
alors jeune maire d’El Biar, partait au boulot sous les bombardements.
Il prenait des risques certains, mais il n’a jamais reculé. Jeune, j’ai
fait mes études à Sainte Geneviève, près de l’hôtel Saint Georges. Plus
tard, bien plus tard, ma dernière fille a fréquenté la même école. On a
considéré que l’école algérienne était suffisamment rodée pour y mettre
notre enfant qui a appris l’arabe avant le français. Elle se prénomme
Wassila-Eloïse et est actuellement professeur d’art islamique à la
Sorbonne. En 1943, mon père est parti faire la guerre à Monté Cassino
en Italie. Puis, il a été envoyé en Amérique pour le contre-espionnage
du fait que sa mère, dont je porte le prénom, était Américaine. »
Corinne avoue qu’elle avait de l’admiration pour ce père qu’elle
adorait.
Devoir de mémoire
« J’étais très proche de lui. On partageait les mêmes idées pour ce
pays, notre pays. Les livres, c’est un peu pour lui que je les ai
écrits », confie-t-elle l’émotion à fleur de peau. Puis, notre
écrivaine nous fera savoir qu’elle et sa famille étaient les rares
personnes d’origine française à déambuler dans la Casbah. « Notre père
nous racontait l’histoire tourmentée de cette citadelle. Il nous
emmenait sur les remparts occupés par la soldatesque française, nous
montrait la baie et nous racontait l’histoire de Charles Quint dans sa
lutte contre les Ottomans, qui l’entraîne en Afrique du Nord. Les
événements d’Europe l’obligent à renoncer définitivement à sa politique
musulmane et méditerranéenne. Toutes ces péripéties m’ont marquée. Cela
m’a travaillée et j’étais fascinée par l’histoire de cette ville. Quand
j’ai voulu raconter cette histoire bien plus tard, après des
recherches, j’ai trouvé beaucoup de choses inédites. Je me suis alors
juré d’écrire le livre que je n’ai pas trouvé... J’ai appris que le
contexte colonial a largement défiguré l’histoire de ce pays. Je me
suis aperçue que les Algériens ne connaissaient pas leur passé. Je me
suis appesantie sur le XVIe siècle en cherchant à savoir ce qui s’est
réellement passé. J’ai procédé à des recherches, une thèse que j’ai
faite toute seule. J’avais assez d’éléments pour écrire une histoire
romancée de cette époque. C’est comme ça qu’est né Les Trente premières
années de l’Etat d’Alger (1510-1541) qui dément la thèse selon laquelle
l’occupant français n’a pas trouvé d’Etat algérien en 1830. » Lorsqu’on
décortique le parcours personnel de Corinne, il nous suggère un lien
généreux et humaniste à la société algérienne. Cet attachement, lui
avons-nous demandé, ne s’explique-t-il pas par la conjonction de
l’histoire familiale et son tempérament personnel forgé sans doute dès
la petite enfance ? La réponse est immédiate. « C’est certain, car j’ai
été élevée dans un milieu familial très ouvert. On ne m’a jamais appris
que les ancêtres des Algériens étaient les Gaulois. On m’a toujours
expliqué que l’Algérie était mon pays. Je l’aime et la réciproque est
vraie. En 1962, quand il y a eu les accords d’Evian, invitant les
Français d’ici à opter, je n’ai pas hésité à prendre la nationalité
algérienne. Je ne voulais pas être étrangère dans mon pays.
Sincèrement, je ne me voyais pas vivre ailleurs. L’Algérie, c’est le
pays de mes ancêtres. Je ne peux nier la France, mais je n’ai aucune
attache là-bas ! »
Un père attentionné
La référence à son père est sans doute un devoir de mémoire mais aussi
une preuve d’amour. « Mon père était profondément persuadé de la
nécessité d’indépendance et aimait la France. Il espérait une
indépendance dans un cadre d’amitié. Les ultras le surnommèrent ‘‘le
maire des Arabes’’. Ce qui n’a pas empêché l’autorité qu’il
représentait de l’humilier. Lorsque de Gaulle après son discours au
Forum d’Alger a invité les officiels au Palais du peuple, il a omis mon
père, pourtant maire d’Alger. Mon père en a été profondément touché. Un
seul homme a osé. C’est Mgr Duval qui est sorti de la réception et est
venu réconforter mon père abattu après un tel affront. Quant à ses
amis, ils se sont bizarrement éclipsés. » L’œuvre littéraire de
Corinne, plus particulièrement l’incursion qu’elle fait dans l’histoire
algérienne des XVe et XVIe siècles, souligne chez elle une jonction
entre passé et présent qui peut être comprise comme une appropriation
identitaire. Peut être est-ce là une réflexion sur la problématique des
racines ? Cette vision des choses semble la surprendre, sinon la
déconcerter. « Mon livre est vraiment dans le passé. C’est une démarche
historienne de réappropriation, de redécouverte du passé et du souci de
le faire partager. C’est un peu grandiloquent de ma part mais je veux
rendre à mon pays, l’Algérie, ce que la France m’a enlevée. La France a
laissé croire que les troupes françaises, lors de leur débarquement en
1830, n’ont pas trouvé de nation algérienne. C’est le début de la
falsification de l’histoire. Avant 1830, il y avait des moments de
gloire, trois siècles auparavant que j’évoque dans mon livre. C’est
dire qu’il y avait une histoire avant l’histoire. Je vais vous raconter
une anecdote : une de mes amies après avoir lu mon livre m’a appelée
pour me dire : ‘‘Après lecture, j’ai l’impression que j’ai, enfin, un
mur sur lequel je peux m’adosser.’’ Faire ainsi œuvre utile est une
indicible satisfaction morale », résume-t-elle. Comme on a pu le
constater, son travail d’écrivaine se distingue par une double
insertion dans l’espace d’Alger et de la Méditerranée. Nous lui avons
demandé en quoi ces sphères appartiennent-elles à un imaginaire
universel. « La Méditerranée ? N’est-ce pas le centre culturel et
civilisationnel du monde ? C’est le berceau de l’humanité, des
religions. C’est le cœur du monde qui nous appartient à tous. Quant à
Alger, El Djazaïr, c’est ma ville natale. C’est une ville magnifique
qui, malheureusement, se détériore de jour en jour. Mais je pense
qu’elle a été tellement gâtée par la nature qu’il est difficile de
l’abîmer au plan esthétique. Elle reste une ville merveilleuse même si
je déplore la façon dont elle est traitée. La Casbah, hélas, m’inspire
une immense tristesse. Certes, elles a été défigurée par les Français
en 1830 mais elle s’est encore dégradée depuis l’indépendance. J’en
suis malade. Les maisons ne sont pas restaurées dans les normes
requises. On a l’impression qu’on attend qu’elles partent à la mer.
C’est inacceptable car il s’agit du cœur d’Alger, de son histoire, de
sa mémoire. »
Alger, source d’inspiration
De son point de vue d’écrivaine, d’historienne, nous l’avons
interpellée sur le rôle de l’intellectuel et comment celui-ci aide-t-il
à l’éveil citoyen et à la complexité du rapport à l’histoire. A-t-elle
le sentiment que ses romans ont permis à ses lecteurs de savoir d’où
ils viennent et au public étranger de porter un autre regard sur
l’Algérie ? Elle rebondit tout de suite : « Je le souhaite ardemment.
Je serais heureuse et gagnerais beaucoup si mes livres aident à
éclairer les enfants de ce pays. Les impressions que j’ai sont
favorables et cela me conforte dans mes convictions. Je veux dire que
dans un pays dont on a obstrué l’histoire, c’est une petite fenêtre
dans laquelle il faut s’engouffrer. Mais attention, il ne faut pas
leurrer les gens. Il faut que l’histoire soit établie sur des faits,
des documents, des dates et des preuves, et basée sur une étude
rationnelle et scientifique. » Son dernier livre La nuit du corsaire
suscite chez elle un sentiment de fierté lorsqu’elle évoque les
péripéties qui ont amené à la confection de cet ouvrage, on distingue
une éclatante lueur dans ses yeux. Il est vrai que ce travail a
nécessité d’énormes sacrifices auxquels sa famille, heureusement, a
consenti. Elle s’en explique. « Les recherches m’ont pris 15 ans de ma
vie. Ce roman est l’aboutissement d’un rêve. L’histoire d’Alger au XVIe
siècle me passionnait et je voulais la conter d’une autre manière moins
conventionnelle, moins rébarbative. » De quoi s’agit-il en fait ?
Corinne a inventé le personnage principal de son roman, Djabber et sa
famille algéroise. Djabber est un corsaire qui le devient malgré lui.
Il s’est laissé entraîner par Barberousse qui lui communiqua l’amour de
la mer et celui d’être corsaire. « J’ai voulu montrer qu’il y avait des
corsaires algérois qui ont participé à la construction et à la défense
de l’Etat algérien, sans être commandités par les Turcs. Barberousse,
quant à lui, a eu le mérite de transformer la petite ville de pêcheurs
et de commerçants qu’était Alger en un véritable Etat ! » Lorsqu’on
demande à Corinne pourquoi elle n’a pas mis autant de cœur à écrire
aussi sur l’histoire contemporaine, elle nous arrête net. « Je n’aime
pas beaucoup le temps où l’on vit, c’est pourquoi, peut-être, je me
réfugie dans le passé. C’est personnel. Et puis, les années passées
n’ont pas été des années agréables avec leur lot de guerre, de
terrorisme. Nous les avons en nous. Il se pourrait qu’un jour je me
mette à écrire sur ce sujet pour témoigner et laisser une empreinte à
mes enfants... »
Parcours
Corinne Chevallier est née en 1935 à Alger où elle vit depuis. Toutes
ses études, elle les a effectuées dans la capitale algérienne. Elle
commence par écrire un premier livre pour les jeunes, Des ruines, des
chèvres, des bateaux. En 1986, elle publie à l’OPU Les Trente premières
années de l’Etat d’Alger 1510-1541 et collabore en 1992 à la collection
Histoires de l’Histoire de la maison Hatier, avec Prisonnier de
Barberousse qui obtient le prix du roman historique pour la jeunesse de
la ville de Nancy. En 2001, elle publie un roman La petite fille du
Tassili chez Casbah Editions. Passionnée par l’histoire d’Alger, elle a
effectué plusieurs voyages en France et ailleurs pour ses recherches
notamment concernant la période du XVIe siècle. La nuit du Corsaire est
son dernier roman qui relate la période du XVIe à Alger. Ce livre lui a
pris 15 ans de sa vie. « C’est l’aboutissement d’un rêve », fait-elle
savoir. Elle apporte un démenti à ceux qui prétendaient qu’il n’y avait
pas de nation algérienne avant 1830. « Il y a l’histoire avant
l’histoire », formule-t-elle subtilement. Mme Corinne est mère de 6
enfants.
- Bapceres
- Vendredi 03/08/2007
- 14:27
- Lu 393 fois

http://www.africamission-mafr.org/nd_afrique01.htm
Notre Dame d'Afrique, au cœur d'un patrimoine culturel méditerranéen,
Un partenariat d'exception au service d'une volonté de "
vivre ensemble " la différence Carrefour entre deux continents, la Méditerranée est
un trait d'union entre deux pays, l'Algérie et la France, et
plus largement entre pays riverains du Nord et pays du Maghreb.

De part et d'autre de la Méditerranée, entre les terres
qui en constituent les rivages, des échanges séculaires
se sont tissés, sans que soient jamais reniées les identités
profondes de chacune d'entre elles. A sa manière, Notre Dame d'Afrique a permis de constituer
un creuset culturel au sein duquel les hommes ont confronté
et élaborent encore leurs projets. Cet espace de rapprochement
et de partage n'est pas un lieu du passé ; sa pérennité
est à assurer pour garantir pour l'avenir les liens interculturels
entre les peuples La restauration de Notre Dame d'Afrique, que nécessite l'état
de l'édifice, participe de cette vision : renforcer les liens
entre deux mondes méditerranéens, chacun attaché
à sa culture en reconnaissant l'intérêt de partager
celle de l'autre, dans l'interdépendance de deux identités.
La sauvegarde de ce patrimoine historique, culturel, architectural
- sans laquelle la pérennité du bâtiment serait
rapidement compromise - n'a pas d'autre signification que celle du
rapprochement des communautés, et celle de la construction
aujourd'hui d'un espace méditerranéen porteur d'avenir
et de fraternité entre tous ceux qui aiment la terre d'Algérie
- Bapceres
- Dimanche 29/07/2007
- 07:32
- Lu 501 fois

- Né
le 31 mars 1953 à El Hamma à Belcourt (Alger), Abdelhadjid Meskoud qui
n'a jamais fait d'école de musique, commence en 1969 à gratter sa
première guitare tout en s'exercant à la comédie d'abord dans la troupe
Mohamed Touri de la Place du 1er Mai que dirigeait Mohamed Tahar
Benhamla ensuite dans la Troupe du Théâtre Populaire (TTP) qu'animait
Hassan El-Hassani. Meskoud passe deux ans à Béchar - service national
oblige - ce qui lui a permis de chanter juste et maîtriser la frappe.
Il reste un chanteur de quartier même si grâce à l'amitié et à la
complicité de Mohamed Er-lkachid, un féru d'histoire musicale, il
arrive à passer à la television.
- Ses acrivités se limitent à la célébration des mariages jusqu'au jour ou la belle chanson d'El-Assima le révèle au grand public, en 1989.
|
|
- Ce
texte personnel qu'il a toutefois commencé à chanter depuis 1987 dans
les fêtes est un beau texte, intense, vrai et plein de nostalgie. A
l'origine de ce petit chef d'oeuvre, la destruction, pour rénovation,
du vieux quartier d'El-Hamma ou il est né. il n'a pas pu tenir le coup
lorsqu'il a vu la grande boule en fer écraser sa maison. Aprés, le
poéme a pris progressivement de l'ampleur pour donner Dzayer ya Assima.
Son orchestre composé de Krimo Ben Allaoua, Hakim Ben El-Djouzi, Zouhir
Djemaî (violon), Redouane Ben El-Djouzi (guitar), Ahmed Berrour
(derbouka) et Abdelkader Dali (tar), assez stable, a été crée en 1984.
Cet artiste qui écoute énormément Brel, Piaff, Brassens et Ferré, qui a
beaucoup d'estime pour les maîtres Hasnaoui et El-Anka notamment, a
introduit un peu de fraîcheur dans la chanson chaâbie des années 90
écrasée par d'autres genres plus agressifs tel que le rai.
|
http://chaabi.andalous.free.fr/swf1/meskoud/meskoud_assima.swf/SOUNDNAILS_meskoudassima.HTMMerci à Farah Lekehal de nous avoir envoyé cette magnifique chanson sur notre belle ville d'Alger.
Trois villes des USA portent ce nom
- Bapceres
- Mardi 17/07/2007
- 12:51
- Lu 434 fois

Alger dans le Michigan
Alger dans le Kentucky
Alger dans le Minnesota
Une pièce d’artillerie datant du XVIe siècle
- Bapceres
- Samedi 07/07/2007
- 08:13
- Lu 416 fois

" Baba Marzoug "
On peut être pour ou contre sa restitution. Cette pièce d'artillerie fait partie d'un patrimoine commun qui a aussi bien sa place à l'arsenal de Brest que sur une grande place de la capitale Algérienne. Il est vrai que de ce côté sud de la méditerranée, ce magnifique trésor en bronze retrouverait sa véritable place. Napoléon avait pris la fameuse statue d'Apollon qui se trouvait sur la porte de Brandebourg à Berlin, elle fut restituée à l'Allemagne ultérieurement. L'art et la culture étant universelle, nous ne pourrons que nous réjouir de voir "Baba Marzoug" retourner au pays et sceller un peu plus les liens d'amitié entre les deux peuples. Ceci étant un point de vue très personnel, nous ouvrons nos colonnes à ceux qui pourraient penser le contraire. H.B
Tout au long du moyen âge, les Barbaresques sont les maîtres incontestés de la Méditerranée occidentale, les royaumes chrétiens devant faire face à de nombreux actes de piraterie le long de leurs côtes. En 1509, le rapport de force commence à s’inverser. Le roi Ferdinand d’Aragon fait occuper Oran puis Alger (Al-Djazaïr). Les autorités arabes se voient contraintes de signer un traité dans lequel elles renoncent aux actes de piraterie et reconnaissent l’autonomie d’Alger.
En 1529, le célèbre corsaire turc Aroudj, plus célèbre sous le nom de Barberousse, parvient à déloger les Espagnols avant de prendre le pouvoir comme souverain d’Alger. Sous son impulsion et celle de ses successeurs, la ville se fortifie considérablement. Elle devient la capitale des corsaires turcs et province extrême orientale de l’Empire Ottoman. Pour fêter la fin des travaux de fortification de la ville en 1542, le pacha Hassan fait fabriquer un énorme canon par un fondeur vénitien. Longue de 7 mètres et d’une portée exceptionnelle de 4 872 mètres, la pièce d’artillerie est baptisée “Baba Marzoug” (Père Fortuné). Dirigée vers la pointe Pescade, servie par quatre artilleurs, elle interdit à tout navire ennemi l’accès à la rade d’Alger. La piraterie bat à nouveau son plein. En 1682, les Barbaresques capturent une frégate de la marine royale française et réduisent, comme à leur habitude, l’équipage en esclavage. Louis XIV s’en offusque et réagit en envoyant l’amiral Abraham Duquesne à la tête d’une expédition punitive. Près d’une centaine de navires équipés de bombes incendiaires bombardent la Ville Blanche. La puissance de feu française fait plier le dey Baba Hassan qui capitule. Le révérend père Le Vacher, consul du roi à Alger depuis 1671, se charge des négociations.
Tous les captifs chrétiens sont relâchés. Cependant, un certain Mezzo Morto, riche négociant de la ville, fomente une révolte. Le dey est assassiné, Duquesne reprend les bombardements. En représailles, le nouveau maître d’Alger inaugure une méthode restée célèbre. Le consul, accusé de traîtrise, est placé devant la bouche à feu de l’énorme Baba Merzoug avant que les artilleurs ne fassent feu en direction du vaisseau amiral ! Depuis ce jour, la marine française a surnommé ce canon la “Consulaire” en mémoire du diplomate martyr. L’armada de Duquesne rentre en France sans avoir soumis Alger. L’amiral d’Estrée tentera à son tour de soumettre a ville en 1688, en vain.
Un siècle et demi plus tard, les puissances occidentales possèdent désormais un armement bien supérieur aux Barbaresques. Le roi de France Charles X va profiter de la célèbre “affaire de l’éventail” pour amorcer la conquête de l’Algérie et tenter ainsi de redorer un blason quelque peu terni. En 1827, on rapporte que le dey d’Alger, Hussein Pacha, souffleta le consul de France avec son chasse-mouches lors d’une discussion animée à propos d’une quelconque dette entre commerçants. Pour laver l’affront, Charles X décide de monter une expédition militaire de grande envergure. Bien sûr, le roi possède des arrières-vues coloniales et rêve de faire main basse sur l’or accumulé dans la Casbah. En mai 1830, une flotte hétéroclite de 675 navires transportant un corps expéditionnaire de 37 000 hommes débarque au large d’Alger, à Sidi-Ferruch, hors de portée des batteries du port et de la Consulaire. Le 5 juillet, la citadelle tombe
Polémique autour d’un monument brestois fiché sur les quais de l’Arsenal Une pièce d’artillerie datant du XVIe siècle figure parmi les objets saisis par l’armée française lors de la conquête d’Alger en 1830. Érigée voici un siècle et demi sur les bords de la Penfeld, la Consulaire est aujourd’hui le sujet d’une controverse quant à sa restitution à l’État Algérien. Son histoire haute en couleurs mérite d’être redécouverte. En 1833, l’amiral en chef Victor-Guy Duperré, originaire de Brest, fait transférer le canon dans sa ville natale. Il est érigé face au Magasin Général quai Tourville en “colonne votive” sur un socle en granit de l’Aber-Ildut flanqué de bas-reliefs du sculpteur Seur. Des gravures enbronze commémorent l’événement. Sur l’une d’elles on peut lire “l’Afrique délivrée, vivifiée, éclairée par les bienfaits de la France et de la civilisation”. Au sommet du canon, un coq pose une patte sur un boulet, symbolisant la France dominant le monde! Dès 1912, une pétition d’anciens de l’armée d’Afrique réclamait le retour du canon à Alger, sans succès. Aujourd’hui, c’est par l’intermédiaire d’un homme d’affaire breton, Domingo Friand, qu’une campagne en faveur du retour du canon algérois conservé à Brest a été initiée. Ce dernier souhaite que le canon soit transféré à Alger le plus tôt possible dans le cadre de la signature d’un traité d’amitié entre nos deux pays. Le dossier a été transmis au ministre de la Défense Michèle Alliot- Marie qui a opposé un refus poli mais ferme, estimant que “le personnel de la marine manifestait un attachement particulier à ce monument qui commémore la participation des marins à un épisode glorieux de l’histoire de nos armées.” La diplomatie est souvent capricieuse mais il semblerait bien que “Baba Merzoug” passe encore quelque temps à nos côtés. Olivier Polard
A LIRE http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-15653.html
Publication
- Bapceres
- Samedi 09/06/2007
- 02:16
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Publication. Algérie Lumière de Rédha Chikh Bled
La Casbah d’Alger ressuscitée
Dédié
à sa regrettée fille Fella – décédée tragiquement à la fleur de l’âge
il y a trois ans – l’ouvrage Algérie Lumière se décline sous la forme
d’un voyage initiatique à travers les dédales de La Casbah d’Alger avec
des haltes méritées dans certaines villes de l’Algérie profonde.
Avec son tracé personnalisé, il immortalise certaines séquences des us
et coutumes de notre terroir ancestral. Les œuvres datant entre 1974 et
2007 est un hymne à un passé lointain où il était bon de vivre. Surfant
en toute liberté entre la peinture à l’huile et l’aquarelle, ce
passionné de Mohamed Racim livre des œuvres regorgeant de couleurs et
de lumières se confondant parfois avec les multiples ombres. A la
question de savoir pourquoi cette redondance de La Casbah d’Alger dans
ses travaux, Rédha Chikh Bled indique que cette Médina a une
caractéristique architecturale et géographique unique, « et c’est pour
cette raison que je lui donne tout cet intérêt ; et à travers mes
expositions, j’ai essayé de la présenter et de l’apprécier, car pour
moi, elle n’est pas seulement une ville mais une mère... qui m’a nourri
depuis ma tendre enfance ». La femme dans toute sa grâce et sa beauté
occupe également une place de choix. En témoignent ces créatures
souriantes élancées, vêtues de l’habit traditionnel déambulant ou
esquissant des pas de danse mesurés. Dans le tableau Leryam (le jour du
vendredi sont sorties les gazelles), puisé de la célèbre chanson du
regretté El Hadj M’hamed El Anka, le peintre a adapté les paroles en
images picturales, ajoutées à cela une traduction personnelle en langue
française de la mythique chanson. A la fois artiste peintre, sculpteur,
concepteur maquettiste en sites et monuments historiques, Rédha Chikh
Bled a conçu et réalisé plusieurs œuvres dont l’imposante statue de
Raïs Hamidou érigée au parc public à Bab El Oued ou encore la fresque
murale réalisée en 1987, placée dans le hall de l’Université supérieure
des beaux-arts de Guadalajara au Mexique. Il est également l’auteur,
entre autres, des maquettes du vieil Alger et du parc zoologique de Ben
Aknoun. Si Rédha Chikh Bled excelle avec assurance et dextérité dans
les différentes disciplines de l’art pictural, il n’en demeure pas
moins qu’il s’adonne également aux lectures de poèmes accompagnant ses
œuvres. Mieux encore, il est le premier Algérien dont le nom a été
référencé dans le Larousse (Connotation). Il est à noter, par ailleurs,
que ce beau livre est disponible depuis une semaine sur les étals des
bons libraires, sous la forme d’un coffret à 2088 DA et sous la forme
de jaquette à 2500 DA.
Nacima Chabani
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